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La lente descente aux enfers de Flash

Jérémie Patonnier 29 mars 2012
6 commentaires

Adobe vient d’annoncer que l’accès à certaines API du Flash Player (en particulier celles dédiées aux performances et à l’accélération matérielle) vont être payantes pour les développeurs. Les réactions n’ont pas tardé et un certain nombre de développeurs ont clairement exprimé leur mécontentement. Cette annonce arrive après une série d’autres annonces (i. e. Abandon des plateformes mobiles) qui montrent clairement la volonté d’Adobe de ramener Flash à un marché de niche au profit de solutions basées sur les standards du Web (i. e. développement de Adobe Edge). Plus que jamais, les technologies standards doivent être le choix technique à privilégier dans une stratégie à moyen/long terme sur le Web.

Clever Garden, Clever Age

Par Jérémie Patonnier

 

6 commentaires


  • 29/03/2012 - 14:20

    C’est ce qui s’appelle bâcler son article, mais j’imagine que je perdrai mon temps à expliquer pourquoi !!! cf. les frites McCain.

  • mmu_man
    29/03/2012 - 15:38

    Qui a encore besoin d’une preuve comme ça que seuls les formats ouverts et non propriétaires sont un gage de pérénnité ?
    De toute façon Flash ne fait pas partie du Web, il est son antithèse.


  • 29/03/2012 - 16:27

    "Flash ne fait pas partie du Web" : voici un gage de parfaite connaissance du web :D

    La volonté d’Adobe a toujours été de réserver Flash a certains types de projet qui le justifiaient.
    Avec le développement considérable du gaming sur le web (dans ou hors les réseaux sociaux) et de son succès exponentiel, et les nombreux projets utilisant cette technologie, le Flash Player n’est pas près de descendre aux enfers !!!
    Belle lecture des évolutions actuelles du web !

    Et si le marché "de niche" est celui des jeux, un marché dont les analystes estiment qu’il se prépare à dépasser celui du cinéma, c’est une bien belle niche !!!!

    Si Adobe a décidé de faire payer certaines API du Flash Player (uniquement d’ailleurs sur les revenus d’un jeu supérieur 50.000 $, ce qu’on peut regretter ), c’est bien qu’ils savent, comme tous les analystes du secteur, que ce marché va leur rapporter beaucoup !!!

  • YopSolo
    30/03/2012 - 00:41

    9% uniquement a partir de 50.000 dollars de revenu.
    Avec 75.000 dollars par exemple c’est 9% de 25.000.

    Et pour etre soumis a cette taxe il faut utiliser stage3D ET les fastmemory access.

    Bref l’utilisation de flash reste gratuite pour tous les non professionnel du jeu video.

    En revanche l’angry birds FB de rovio ou le futur final fantasy de square seront eux sans doute soumis a cette taxe.

    Pour la remarque du flash qui ne fzit pas parti du web c’est n’importe quoi. Les techbo standard w3c ne font que copier ce quibexiste en flash depuis des annees. Il n’y a absoluement rien de nouveau dans le html5/css3...
    Socketsweb ? Video ? Son ? Vecto ? Canvas ? Mhhhh tout ca existe depuis flash 5 ;)

  • Guillaume
    30/03/2012 - 15:38

    J’ai connu clever age bien plus pertinent...
    C’est très décevant et je m’indigne de lire des choses aussi fausses et aussi peu étayées.

  • Boris Schapira
    2/04/2012 - 10:07

    Je ne pense pas que l’article de Jérémie et vos commentaires soient inconciliables. Flash ne fait pas partie du Web au sens technique : il en est un ajout, qu’il faut d’ailleurs souvent installer en plus de son navigateur. Je pense que nous serons tous d’accord là-dessus.

    Partant de là, il est clair qu’Adobe inflèche une partie des usages de Flash vers des solutions HTML5/CSS3. Cela permet de toucher davantage de public (plus besoin d’installer de plugin, compatibilité mobile...) et surtout de recentrer son activité sur ce qui fait la force de Flash : apporter une UX impossible à avoir (ou plus coûteuse) avec une autre techno.

    Après quelques années de grande expansion de Flash sur le Web, nous allons voir une réduction de son usage vers des marchés plus restreints (oui, le Jeu Vidéo sur Internet est un marché plus restreint qu’Internet tout entier), mais où Flash aura une plus forte valeur ajoutée. Et évidemment, Adobe restant une entreprise, il est logique qu’ils mettent en place dès aujourd’hui des solutions pour capter une partie de cette valeur.

    Le titre de Jérémie était sûrement un peu trop fort, car Flash ne descend pas aux enfers. En revanche, tous les "petits" développeurs Flash risquent bien d’avoir des soucis s’ils ne se forment pas rapidement au Web ou s’ils ne deviennent pas des experts techniques. Leur marché va se transformer, il faut qu’ils l’anticipent.